La délégation de service public, mieux nommée : abandon du service public (abandon par une collectivité locale à une entreprise privée) s'est étendue, depuis le mois de novembre, à une nouvelle tranche du service de chauffage urbain. Dans son dernier numéro mensuel de l'année 2009, le Magazine Douze comme Une consacre, en effet, tout un dossier à la nouvelle chaufferie au bois installée sur le site de la chaufferie centrale d'agglomération de Saint-Ouen l'Aumône.
Le magazine gratuit de l'Agglomération de Cergy-Pontoise
Les 70000 Cergypontains dont le logement est relié au réseau de chauffage urbain pourraient se réjouir de cet apport de la chaufferie biomasse qui va représenter 20% de l'énergie consommée.
Le dossier d'autosatisfaction des élus de la CACP, fondé sur la même démonstration que pour le dossier consacré, récemment, à sa politique de gestion de l'eau, consiste à laisser croire que la communauté d'Agglomération s'occupe elle-même des intérêts de ses administrés. En réalité, elle délègue ses responsabilités à Véolia-environnement, gigantesque entreprise privée.
Le logo de notre Agglomération : Cergy-Pontoise, énergies... déléguées?
Loin de nous la pensée que les compétences des personnels de Véolia soit à remettre en cause! Cependant, les intérêts financiers et commerciaux de cet état dans l'État (rappelons-nous que le président de Véolia, Henri Proglio, est aussi, depuis peu, le patron d'EDF!) ne peuvent passer après les intérêts des usagers...
Alors que lit-on, dans Douze comme Une qui atteste que l'Agglomération a livré un nouveau pan de ses activités à un partenaire qui ne cesse d'élargir son influence (qu'il s'agisse de l'eau, du chauffage, des transports, de la propreté et du traitement des déchets!)? Eh bien, que cette belle initiative est "opérée par la société CYEL, filiale de Delkia, dans le cadre d'un contrat de délégation de service public" (sic). Pour faire écologiste, on ajoute que "cette chaufferie fait partie intégrante de la démarche de développement durable adoptée par la communauté d'Agglomération" (page 9). Avec l'apport d'Aurore environnement qui incinère nos déchets ménagers, ce serait 25000 logements qui utiliseraient 60% d'énergies renouvelables!
Oui, Dalkia, c'est Véolia!
Nous n'examinerons pas ici le détail de cette politique qui constituerait, nous dit-on, "un formidable défi environnemental". Ce que nous constatons, c'est que, de CYEL à CYO, c'est, encore et partout, à Veolia-environnement que nos élus confient notre confort quotidien. Le nombre de collectivités qui ne se satisfont pas de la gestion de cette machine à profits ne cesse de croître, en France. Les élus de Cergy-Pontoise non seulement n'ont pas les mêmes inquiétudes mais ne cessent de s'en remettre à ce géant multifonctionnel!
CYEL: la gestion du chauffage urbain de Cergy-Pontoise est confiée à Veolia! CY, (comme Cergy). Ó (comme eau), CYÓ : la gestion de l'eau de Cergy-Pontoise est confiée à Veolia!
Alors M. Thierry d'Allancé, chef d'agence Dalkia, filiale énergie de Véolia-environnement, peut se féliciter (on le comprend!) que "la biomasse fasse partie intégrante de la stratégie de Dalkia" (page 10). "À l'heure du sommet de Copenhague" écrit Jean-Marie Rollet, vice-Président de la CAVCP..., "le bois est une énergie qui mériterait d'être plus largement utilisé par les collectivités locales". Certes! Mais pas en en approvisionnant le capitalisme vert avec nos factures d'eau et de chauffage! Que ces collectivités locales ne délèguent pas leurs responsabilités, mais les exercent! Cela couterait moins chers aux usagers que lorsqu'ils sont réduits à l'état de clients...
Il y a presque un an, le 11 décembre 2008, M. André Santini, président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), qui regroupe 142 communes, et dessert plus de 4 millions de Franciliens en eau potable, annonçait une baisse du tarif de l’eau pour faire voter la reconduction de la délégation de service public détenue par Veolia depuis 1923. Les audits officiels avouaient « des possibilités d’économie » de 40 à 45 millions d’euros par an ! L’UFC Que choisir évoquait même une somme de 85 millions d’euros. Aujourd’hui M. Santini a oublié ses belles promesses. Pire, en tant que Président du Comité de bassin Seine Normandie, il justifie de futures augmentations du tarif de l’eau sous prétexte de lutter contre la pollution par les eaux résiduaires, pointée du doigt par l’Union européenne. La semaine précédente, les usagers étaient appelés à payer davantage pour colmater les fuites d’eau… Que sont devenus les 40 à 45 millions d’euros indûment perçus par Veolia en 2009 ? Et en 2008 ? Et en 2007 ? Ces bénéfices injustifiés doivent être remboursés par Veolia aux Franciliens.
Le nouveau contrat toujours en suspens.
La procédure d’appel d’offres du futur contrat suit son cours dans la plus totale opacité ! Quatre entreprises auraient été retenues. Une « commission spéciale » va examiner les offres d’ici janvier ; ensuite le bureau du SEDIF choisira une entreprise en mars, et les 142 délégués du SEDIF devront valider cette décision en avril (sans doute le 1er avril, au vu de la façon dont leur avis est pris en compte !) Entre temps, aucune information, aucune concertation… Pour percer ce mur de silence, plusieurs actions sont en cours sur lesquelles nous souhaitons vous informer :
- Un recours au tribunal administratif contre la délibération du 11 décembre 2008 qui ne respecte ni l’esprit, ni la lettre de la loi Sapin. Ce recours est porté par la coordination EAU Île de France et par une dizaine d’usagers et d’élus à titre individuel.
- Une saisine de la Haute autorité de la concurrence par les élus de « l’Appel pour une Gestion Publique de l'eau en Ile de France », notamment sur le refus de l’allotissement, de nature à empêcher la concurrence de jouer son rôle.
- Une demande auprès de la Chambre régionale des comptes d’examiner le budget 2009 et les économies possibles et non réalisées. Cette demande est portée par les élus de « l’Appel pour une Gestion Publique de l'eau en Ile de France » et par la coordination EAU Île de France.
Un appel pour les élections régionales
Les élus de « l’Appel pour une Gestion Publique de l'eau en Ile de France » et la coordination EAU Île de France vont s’adresser aux différentes listes en présence en Île de France sur plusieurs points :
- quelle baisse du tarif de l’eau pour les usagers domestiques et quel autre financement des services de l’eau ?
- quelle sera leur action à la région en faveur d’une gestion publique ?
- quelle organisation de la gestion de l’eau au niveau régional et comment permettre une participation des usagers ?
CONTACTS : Les élus de « L’Appel pour une gestion publique » – Christian Métairie : 06 20 82 29 95 Les usagers de la Coordination Eau IDF – Jean-Claude Oliva : 06 22 72 25 59
"Le modèle français" de gestion de l'eau, le fameux PPP (Partenariat-Public-Privé), dont Véolia-eau est l'exemple, serait-il de plus en plus critiquable? ... Au moment où la France se ridiculise, en confiant à Henri Proglio, toujours président de l'énorme entreprise privée qu'est Veolia, une autre présidence : celle de la toute puissante EDF (encore, pour quelque temps, service public?), la République se fait taper sur les doigts.
L'œil gourmand d'Henri Proglio...
À Bruxelles, l'Union européenne a assigné la France devant la Cour européenne de justice pour des défaillances dans le traitement des eaux usées. 64 agglomérations, (dont Bordeaux, Lyon, Avignon et Arles) sont concernées.
"Les eaux urbaines résiduaires non traitées peuvent présenter un danger pour la santé des citoyens européens et pour l'environnement. Nous devons garantir le même niveau de traitement des eaux urbaines résiduaires dans toute l'Union européenne", a rappelé Stavros Dimas, le commissaire européen chargé de l'Environnement, et d'ajouter : "Il est inacceptable que les États membres ne se conforment pas à la législation. Je leur demande instamment de prendre des mesures pour remédier à cette situation".
La Commission souligne qu'elle est préoccupée "depuis plusieurs années" par les lacunes de la France en la matière. Une première lettre d'avertissement avait été envoyée à la France, en juillet 2004, et une seconde en décembre 2008!
Aux termes de la législation européenne, la France aurait dû mettre en place, avant le 31 décembre 2000, des systèmes de collecte et de traitement des eaux usées dans les zones urbaines de plus de 15.000 habitants (qui ne les rejettent pas dans des zones sensibles).
La Commission européenne a également envoyé vendredi un "premier avertissement écrit" à cinq États pour leur traitement des eaux "inadéquat" dans des villes plus petites. La France est de nouveau épinglée, aux côtés de la Belgique, du Luxembourg, du Portugal et de l'Allemagne.
Bruxelles n'a pas de leçon à nous donner...!
Les petites agglomérations avaient jusqu'au 31 décembre 2005 pour se conformer à la législation. Les eaux résiduaires non traitées peuvent être contaminées par des bactéries et des virus dangereux, rappelle la Commission. Elles contiennent également des nutriments tels que l'azote et le phosphore, susceptibles de nuire aux réserves d'eau douce et au milieu marin en favorisant la prolifération d'algues qui étouffent les autres formes de vie.
Dont informations fournies par l'AFP. Le 20 novembre 2009.
La loi Oudin/Santini de 2005 permet aux collectivités territoriales de mobiliser des fonds pour les projets « eaux et assainissement » . Depuis son vote en février 2005, la loi "Oudin-Santini" a été dénoncée par l'association S.EAU.S. Elle est,comme nous en prévenait André Santini, à l’occasion de son vote : "non seulement un moyen de permettre une exportation du modèle français de gestion de l’eau, mais aussi un moyen de compléter utilement la conquête de marchés par les grands groupes français".
Focalisés, comme nous le sommes, sur les problèmes de l’eau et de l’assainissement, nous n’avions pas relevé l’extension de cette loi aux domaines de l’énergie.
À Bruxelles, en décembre 2008, des manifestants réclamaient un droit humain à l'eau.
La loi Thiollière de 2007, qui conforte et élargit la loi de 1992, fait de l’action internationale une compétence à part entière des collectivités territoriales et permet une grande liberté d’initiative, y compris dans les cas d’urgence.
Michel Thiollière, sénateur.
La loi Oudin-Santini, la loi Thiollière, sont deux armes faisant partie d'une véritable "force de frappe" des lobbies français de l'eau et de l’énergie pour agir dans les pays ex-colonisés mais toujours sous la dépendance économique d'un véritable néo-colonialisme.
La coopération décentralisée permet le meilleur et le pire et, bien entendu, les tenants du " modèle français de gestion de l'eau", à présent étendu à l'énergie, ne se privent pas de privatiser...
De grandes associations humanitaires françaises n'y ont vu que du feu ou se sont dit que mieux valait cette privatisation utile que le manque du nécessaire.
Un vrai débat est ouvert : le "modèle français de gestion de l'eau" (élargi, présent, à l'énergie) est-il au service de la coopération décentralisée ou veut-il mettre la coopération décentralisée à son service?
La question n'est pas abstraite : nous rappelons que la coopération décentralisée fait partie des compétences de la CACP et que Véolia, partenaire de l'Agglomération, se veut un acteur du développement en Afrique.
Pour plus de détails, voir : http://seaus.free.fr/ (rubrique coopération, solidarité).
Fête ou faites du bruit dans le Landerneau politique!
2 novembre 2009 - "Les collectifs «pour la gestion publique» de l'eau du Finistère se sont rencontrés mercredi, à Landerneau, et ont décidé de coordonner leurs actions. Le groupe accueille Landerneau (Sivu), Morlaix - Saint-Martin-des-Champs (Sivom), Brest (BMO) et Quimper (absent à ce rendez-vous). Toutes ces collectivités sont liées à Veolia depuis 25, voire 35 ans, et les contrats arrivent à échéances fin 2011, début 2012. Les collectifs constatent que «ces délégations de longues durées de gestion privée se traduisent pour trois collectivités par des tarifs élevés». De plus, «les comptes et les bilans annuels sont particulièrement opaques et demandent à être contrôlés», explique Gérard Borvon de l'association S.Eau.S.
Du coup, ils demandent aux collectivités de faire établir un audit indépendant sur toute la période de délégation. Plusieurs décisions ont été prises: coordonner les actions au niveau départemental pour «préserver durablement une eau de qualité, à un prix juste et équitable». Ils se positionnent «pour la gestion publique de l'eau au bénéfice de la population et sous son contrôle. Associations et simples citoyens sont invités à les rejoindre".
Le 3 novembre, à Cergy, aux Touleuses, dès 20h.30,
naîtra l’association AGLEAU.
Venez participer à sa constitution.
Observations fondamentales :
Au moment où nous apprêtons à constituer, à installer officiellement, à fixer pour un temps, l’organisation d’un nouvel outil politique, il est fondamental, en effet, d’en connaître non seulement le texte fondateur, mais l’inspiration.
Nous utilisons le cadre de la loi de 1901, qui garantit notre liberté, mais nous ne nous y enfermerons pas. Cela signifie que nous sommes décidés à travaillersur le fond plutôt que de nous laisser aller à tout formalisme. Nos statuts sont donc volontairement très simples.
La distinction entre l’Assemblée générale d’AGLEAU et le Comité AGLEAU doit être éclairée. Toutes les réunions du Comité (le premier mardi du mois, donc plus d’une fois par trimestre) seront ouvertes à tous les adhérents.
Le Comité AGLEAU ne comptera pas, par conséquent, seulement « 6 membres au minimum » (article 8), -ce n’est qu’une précaution statutaire !- mais, le plus souvent, bien plus de 6 membres, parce le Comité AGLEAU sera l’unique lieu de l’orientation, de la direction et de la décision politiques.
Il s’ensuit qu’Anim’Agleau est un secrétariatexécutif qui prépare les réunions, rassemble les archives vivantes d’AGLEAU, exprime publiquement la pensée du Comité, fournit des documents pour permettre le débat, suit avec régularité l’information sur le sujet de l’eau tant dans l’Agglomération que de façon plus générale, veille à la publication de notre Lettre et de notre Blog, mais qui ne décide rien d’autre que ce que le Comité AGLEAU a fixé.
La Lettre d’AGLEAU est rédigée à destination des adhérents. C’est un document interne. Le Blog d’AGLEAU est offert à l’opinion publique, via internet. C’est un document externe.
La question de l’élargissement d’AGLEAU à des usagers collectifs du service public de l’eau, à la fois parce que nos statuts stipulent, sans restriction, que nous voulons « défendre les intérêts des abonnés au réseau » et parce que nous aurons besoin de ressources pour agir, fera l’objet d’une réunion spéciale du Comité AGLEAU, début 2010.
Nous veillerons à ce que nos archives soient, progressivement, accessibles et donc utilisables, à tout moment, par tout adhérent d’AGLEAU.
Enfin,AGLEAU ne sera pas seule. Nous proposons que des liens nouveaux soient noués avec l’association ACMÉ (http://www.acme-eau.org/ ) et le journaliste Marc Laimé, dont le blog est une mine d’informations (http://www.eauxglacees.com/). D’autres relations liées aux luttes qui se développent, ne sont évidemment pas exclues, notamment avec l’association ATTAC (http://www.france.attac.org/) qui a placé cette thématique au cœur de son action.
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STATUTS proposés à l’Assemblée Générale constituante :
ASSOCIATION AGLEAU
(ALERTE GÉNÉRALE SUR L’EAU)
Article 1 – Fondement
« Le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale » (Code des collectivités territoriales - Article L2141-1). C’est pourquoi il est fondé, entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre :
« Association Alerte Générale sur l’Eau » ou A.G.L.E.A.U
Article 2 – But
L’association AGLEAU se donne pour but d’examiner l'état de l’approvisionnement, de la distribution, mais aussi de l'assainissement des eaux de l'agglomération de Cergy-Pontoise. Elle se donne pour mission d'alerter, d'informer, de mobiliser, de défendre les intérêts des abonnés au réseau de distribution d’eau, afin de progresser vers un véritable service public de l'eau, qui soitde moins en moins, délégué et de plus en plus placé sous la responsabilité, non commerciale, des élus et des usagers, étroitement associés.
Article 3 – Siège social
Le siège social d’AGLEAU est fixé ou transféré par simple décision de son Conseil d’administration, appelé ci-après, Comité AGLEAU.
Article 4 – Composition
L’association AGLEAU se compose de membres versant une cotisation fixée chaque année par l’Assemblée Générale.
Article 5 – Admission
Pour faire partie de l’association AGLEAU, il faut être agréé par le Comité qui examine, lors de chacune de ses réunions, les demandes d’admission présentées.
Article 6 – Radiation
La qualité de membre se perd par :
a)La démission
b)Le décès
c)Le non-paiement de la cotisation.
d)La radiation, prononcée par le Comité AGLEAU, pour motif grave. (L’intéressé ayant été, au préalable, appelé, par lettre recommandée, à venir faire connaître ses explications devant le Comité).
Article 7 – Ressources
Les ressources de l’association AGLEAU comprennent :
a) Les cotisations dont le montant est fixé chaque année par l’Assemblée Générale
b) Les subventions éventuelles auxquelles peut prétendre une association
c) Les dons manuels, dans le respect des réglementations en vigueur.
Article 8 – Conseil d’Administration ou Comité AGLEAU
L’association AGLEAU est dirigée par un Conseil d’Administration appelé Comité AGLEAU, composé de 6 membres au minimum, élus chaque année par l’Assemblée Générale.
Le Comité AGLEAU se réunit une fois au moins chaque trimestre, sur convocation du Président ou à la demande du tiers de ses membres. Les décisions y sont prises à la majorité des voix.
En cas de vacance, le Comité AGLEAUpourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé au remplacement définitif lors de la plus prochaine assemblée générale.
Article 9 – Bureau ou Anim’AGLEAU
Le Comité choisit parmi ses membres un bureau, appelé Anim'AGLEAU et composé au moins de :
a)Un président,
b)Un secrétaire,
c/Un trésorier.
Il est en charge de l’exécution des décisions du Comité.
Tout membre d’Anim’Agleau qui n’aura pas assisté à trois réunions consécutives est considéré comme démissionnaire.
Article 10 – Assemblée Générale
L’Assemblée Générale se réunit au moins une fois par an.
Quinze jours au moins avant la date fixée, tous les membres de l’association sont convoqués. L’ordre du jour est indiqué sur la convocation.
Est électeur tout membre à jour de ses cotisations et adhérent depuis six mois au moins, à compter du jour de l’assemblée.
Pour délibérer valablement, l’Assemblée Générale doit comprendre au moins la moitié des membres présents et représentés. Si le quorum n’est pas atteint, une nouvelle assemblée est convoquée à quinze jours d’intervalle et peut délibérer alors, quel que soit le nombre des membres présents.
Le vote des résolutions se fait à la majorité absolue des membres présents.
Le Président de l’association rend compte de l’activité de l’année écoulée.
Le Trésorier rend compte de la gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’assemblée.
Il est procédé, ensuite, à l’élection du nouveau Comité AGLEAU.
Si besoin est, sur demande de la moitié plus un des membres, ou sur proposition du Comité AGLEAU, le Président peut convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire suivant les formalités prévues par le présent article 10.
Article 11 – Règlement intérieur
Un règlement intérieur peut être établi par le Comité AGLEAU qui le fait alors approuver par l’Assemblée Générale.
Ce règlement éventuel est destiné à fixer les différents points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.
Article 12 – Dissolution
En cas de dissolution, prononcée par les deux tiers au moins des membres présents ou représentés, lors de l’assemblée générale, un ou plusieurs liquidateurs sont élus par celle-ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.
Article 13 – Saisine de la Justice
Si nécessaire, le Président de l’association peut ester en Justice sur mandat de l’Assemblée Générale.
Article 14 – Modification des statuts
Suivant l’article 5 de la loi du 1er juillet 1901, tous changements survenant dans l’administration ou la direction de l’association ainsi que toutes les modifications apportées aux statuts, feront l’objet d’une déclaration à la Préfecture dans les trois mois.
Dans un rapport rendu public le 26 octobre 2009, et diffusé largement par l'AFP, Amnesty International accuse Israël de priver les Palestiniens d'eau tout en laissant les colons israéliens de Cisjordanie profiter de quantités "presque illimitées".
Amnesty international attire l'attention du monde entier sur la discrimination mortelle qui frappe les Palestinien par manque d'eau.
Les Israéliens consomment quatre fois plus d'eau que les Palestiniens, selon le rapport. Cette "inégalité" est encore plus criante dans certaines régions de Cisjordanie où des colonies utilisent 20 fois plus d'eau par tête d'habitant que les Palestiniens des localités voisines qui survivent avec 20 litres par jour.
"Piscines, pelouses bien arrosées et vastes exploitations agricoles irriguées dans les colonies contrastent avec les villages palestiniens voisins dont les habitants doivent se battre quotidiennement pour assurer leurs besoins en eau", poursuit le rapport.
Selon Amnesty, les Palestiniens ne sont pas autorisés à creuser des nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités israéliennes. En outre, de nombreuses routes de Cisjordanie sont fermées ou limitées à circulation, ce qui contraint les camions-citernes à faire des détours pour ravitailler les villages qui ne sont pas reliés au réseau de distribution d'eau.
Amnesty évalue à environ 200.000 le nombre des Palestiniens qui n'ont pas accès à l'eau courante en Cisjordanie. Dans la bande de Gaza, l'offensive israélienne de l'hiver dernier a endommagé les réservoirs d'eau, les puits, les égouts et les stations de pompage. Le système de traitement des eaux usées à été particulièrement touché car Israël interdit l'importation des tuyaux et autres équipements métalliques de crainte qu'ils ne servent à fabriquer des roquettes artisanales. Sur les côtes de Gaza, la mer et les plages sont polluées par l'infiltration des égouts.
En conclusion, Amnesty appelle Israël à "mettre fin à ses politiques discrimatoires et à lever immédiatement toutes les restriction imposées aux Palestiniens" pour leur permettre un accès équitable à l'eau.
Le point de vue israélien :
Selon Marc Regev, porte-parole du gouvernement israélien :"La vérité, c'est que si l'on compare la consommation des Palestiniens par tête depuis 1967 par rapport à aujourd'hui, on voit qu'elle n'a fait que progresser. Et si vous regardez la consommation d'eau pure, naturelle en Israël sur la même période, vous verrez qu'elle a baissé d'un peu moins de la moitié."
Selon les autorités israéliennes, "les données concernant la consommation d’eau douce naturelle montre clairement qu’Israël agit équitablement et donne suite aux exigences palestiniennes. En 1967, la consommation d’eau douce naturelle en Israël était de 508 m3 par habitant et par an. En 2008, elle a chuté de façon spectaculaire à 149. Les chiffres palestiniens pour le même niveau de consommation sont passés de 86 (en 1967) à 105 (en 2008). Israël a offert de fournir les Palestiniens en eau dessalée, mais cette offre est systématiquement rejetée en raison de motivations politiques".
La réponse à ce faible argumentaire est aisée! S'il était vrai qu'entre 1967 et 2008 la consommation d'eau par Israélien soit tombée de 508 à 149 m3 par habitant, tandis que celle des Palestiniens passait de 86 à 105 m3, cela révèlerait que l'État israélien a commencé par gâcher l'eau alors que les Palestiniens en manquaient déjà très lourdement. Aujourd'hui, l'inégalité statistique globale subsiste (car les poids démographiques très différents des deux populations expliquent la différence des besoins, tout au long de ces quatre décennies passées!), mas rien ne justifie (même si les chiffres israéliens sont exacts!) qu'au début du siècle, la consommation des Israéliens par habitant reste très supérieure à celle d'un Palestinien. En outre, le maintien, par impossibilité d'accès aux ressources, des inégalités entre Palestiniens eux-mêmes est un facteur de désordre qu'il est difficile de ne pas considérer comme voulu! Enfin, faire dépendre les besoins en eau des Palestiniens de l'autorité d'Israël démontre, s'il le fallait encore, que l'État d'Israël refuse aux Palestiniens le droit de se gouverner.
Voir aussi Les guerres de l’eau, de Frédéric Lasserre, préfacé par Michel Rocard), qui livre une batterie de chiffres intéressants au chapitre “La paix avec les Palestiniens…sans l’eau?”
Selon cet ouvrage, 57% de l’eau d’Israël provient de l’extérieur de ses frontières de 1967, et 25% de ses ressources renouvelables des territoires palestiniens. Israël enregistre un déficit annuel en eau de 400 millions de mètres cubes depuis 1998.
Alors qu’un Israélien consomme en moyenne quatre fois plus d’eau qu’un Palestinien, il règne dans les territoires occupés, selon le livre, une inégalité de traitement entre les Palestiniens, facturé au prix de l’eau potable pour l’eau agricole (entre 1,8 et 2,1 shekels par mètre cube) alors que les colons bénéficient de tarifs particuliers (0,3 à 0,5 shekel par mètre cube).
Toujours selon la même source, les autorités militaires n’autorisent que les puits de 70 mètres de profondeur pour les Palestiniens (contre 350 mètres pour les colons.)
“Accepter les revendications palestiniennes reviendrait, pour Israël, à réduire ses ressources de plus de 20%…”, estime Frédéric Lasserre. Ce qui serait très difficilement comblé par la technique du dessalement d’eau de mer pourtant mise en œuvre avec succès par Israël.
On peut, sans approuver tout ce que la presse fournit comme arguments, se rendre compte, sans doute possible, que non seulement les Palestiniens subissent une injustice majeure, portant sur ce qui essentiel à la vie, mais que nous avons là une cause de guerre permanente!